CHARLES BAUDELAIRE


Correspondences

The pillars of Nature’s temple are alive
and sometimes yield perplexing messages;
forests of symbols between us and the shrine
remark our passage with accustomed eyes.

Like long-held echoes, blending somewhere else
into one deep and shadowy unison
as limitless as darkness and as day,
the sound, the scents, the colors correspond.

There are odors succulent as young flesh,
sweet as flutes, and green as any grass,
while others – rich, corrupt, and masterful –

possess the power of such infinite things
as incense, amber, benjamin and musk,
to praise the senses’ raptures and the mind’s.

Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
--Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le bejoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

From Les Fleurs du Mal
Translated from the French by Richard Howard
Used by permission of David R. Godine, Publisher, Inc.
Translation copyright ©1982 by Richard Howard