STÉPHANE MALLARMÉ


The Bell Ringer

While the bell awakens its voice clear and bright
To the pure deep air of the morning time,
Passing over a child who pours out in delight
An Angelus amid lavender and thyme,

The ringer, brushed by a bird brought to light,
Plods sadly and, mumbling a Latin rhyme
On the stone that stretches the old cord tight,
Hears only the tinkling of a far-off chime.

I myself am that man. For alas! when I pull
On anxious night’s rope to sound the Ideal,
Cold sins flaunt their faithful plumes in disdain

And the voice comes only as a hollow moan!
But one day, sick from having pulled in vain,
I’ll hang myself, Satan, removing the stone.

Le Sonneur

Cependant que la cloche éveille sa voix claire
A l’air pur et limpide et profond du matin
Et passe sur l’enfant qui jette pour lui plaire
Un angélus parmi la lavande et le thym,

Le sonneur effleuré par l’oiseau qu’il éclaire,
Chevauchant tristement en geignant du latin
Sur la pierre qui tend la corde séculaire,
N’entend descendre à lui qu’un tintement lointain.

Je suis cet home. Hélas! de la nuit désireuse,
J’ai beau tirer le câble à sonner l’Idéal,
De froids péchés s’ébat un plumage féal,

Et la voix ne me vient que par bribes at creuse!
Mais, un jour, fatigué d’avior en vain tiré,
Ô Satan, j’ôterai la pierre et me pendrai.

Translated by Henry Weinfield
Reprinted by permission of Univeristy of California Press